À la découverte d’Yvignac-la-Tour

Non, l’Histoire ne s’écrit pas que dans les villes… car, dans nos campagnes aussi, il y a eu et il y a encore de la vie… une autre vie certes, mais il y fait bon vivre.

De nombreux projets municipaux sont en cours pour redynamiser le bourg. Nos territoires ont des atouts.

Alors, partons à la découverte d’Yvignac…« Yvignac possède un riche patrimoine très diversifié. Les maisons de caractère, les puits, les fours à pain, les moulins à pommes, les moulins à eau, les croix… témoignent de l’habileté des artisans de jadis. Les vieilles pierres invitent à un long voyage dans l’histoire ».

L’église d’Yvignac

Elle paraît presque neuve… pourtant, c’est une longue histoire que nous allons vous conter.
Une chapelle aurait existé au VIIe siècle. Cette chapelle aurait été transformée en église paroissiale à la fin du XIe siècle.
En 1858, le vieux clocher est prêt à tomber. En 1863, le conseil municipal veut restaurer l’église et construire une flèche, comme une cathédrale… Mais, le préfet ne donne pas son accord. L’église étant de style roman, on ne peut admettre d’y accoler un clocher à la mode néo-gothique. Nouveaux plans « relatifs à la construction d’une tour ».
Les plans de la tour sont adoptés en 1866, début des travaux, et après bien des contentieux et des arrêts de chantier, la construction de cette superbe tour de style roman se termine en 1874.
Pourtant bien récente, c’est l’originalité de cette tour qui fait la renommée d’Yvignac.
L’accès au sommet de la Tour (à 32 mètres) est largement facilité depuis la reconstruction de l’escalier en 1999 par Michel Rouxel, artisan menuisier à Yvignac.
En 1879, l’église prend l’eau et « toute réparation est devenue impossible ». Plans, devis, financement, ventes de parcelles de terre communales, tout va très vite… Mais une dépêche du ministre des Beaux-Arts ordonne de surseoir. La « vieille église » est classée Monument Historique quelques jours plus tard !
La vieille église romane présente un tel intérêt architectural qu’elle ne pourra pas être démolie, mais démontée, et reconstruite à l’identique (tout au moins pour ses cinq travées romanes). Elle sera cependant élargie, rallongée, surélevée.

« La beauté est à l’intérieur, il faut pousser la porte ».

Les travaux vont s’étaler de 1882 à 1884.
Ce sont donc les éléments les plus anciens qui donnent toute sa valeur à l’église et qu’il faut découvrir.

NB : Des visites guidées de l’église et l’accès accompagné au sommet de la tour sont possibles, sur réservation à la mairie.

L’if millénaire

Selon certains historiens, if, en breton aurait pu être à l’origine du nom de notre commune : if = ivin… Eyvignac… Yvignac…
Quoi qu’il en soit, nous avons notre if célèbre, derrière l’église. Qui fut le premier : l’if ou l’église ? Planté lors de la construction de l’église paroissiale au XIe siècle ? Nous n’affirmerons pas quel est l’âge de notre if ; on dit qu’il est millénaire, c’est plus simple!
En 1 000 ans, il en a vu et entendu des « histoires de clocher », des gaies, des tristes aussi… et depuis qu’il est vieux, creux, éventré, il est souvent devenu terrain de jeux des enfants, refuge d’amoureux, utilisé pour satisfaire des besoins pressants… mais on l’aime bien, c’est le nôtre, c’est notre if ! Symboliserait-il l’éternité ?
Il est labellisé « Arbre remarquable de France ».
L’if des records… un if très creux de 8,50 mètres de circonférence.
Comment valoriser cet arbre ?
Le plus simple, c’est de le remplir… Pas de pièces d’or, il en faudrait de trop !
Alors, le 15 aout 2017, on y a entassé, empilé 58 personnes ! Nombre validé par huissier.
C’est le record d’Europe du « plus grand nombre de personnes entassées simultanément à l’intérieur d’un tronc d’arbre creux ».
Et puis, le 15 aout 2018, on l’a rempli de 28 musiciens et chanteurs du groupe Les Gourganes de Dinan. Ils ont établi lors de leur prestation le record d’Europe du « plus grand concert réalisé à l’intérieur d’un tronc d’arbre creux ».
Un record du monde totalement insolite pourrait bien être tenté… après le Covid, car fatalement les gestes barrière ne seraient pas respectés !

La commanderie de Lannouée

Elle était située sur le point culminant de la région (131 m), à proximité des axes de circulation de l’époque. Ce site a été créé au XIIe siècle. Le rôle des commanderies était à l’origine de recueillir des fonds pour financer les croisades.
La chapelle Saint-Jean-Baptiste de Lannouée est datée de 1120-1130. Utilisée pour le culte jusqu’à la Révolution, la chapelle est ensuite vendue en 1799 et devient une grange agricole, scierie, cellier…

Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1976, elle est rachetée par la commune en vue de sa restauration. Fermée pendant 200 ans, la chapelle est de nouveau affectée au culte le dimanche proche de la Saint-Jean.

Les croix d’Yvignac

En 1836, il en existait encore 33 sur le territoire de la commune. Certaines ont disparu… 22 ont été conservées jusqu’à nos jours.

Pour les retrouver toutes, ce sera l’occasion d’une belle randonnée.

Il manque volontairement une photo, celle de la « croix de la mauvaise mort »… située quelque part dans le bois d’Yvignac !

Les autres lieux publics importants de la commune

Les autres lieux privés importants de la commune

  • Le manoir de la Bégassière.
  • Le manoir de Kermaria construit sur les ruines du vieux château de la Bouyère.
  • Le manoir de Coëtcouvran se situe à l’emplacement du vieux château dont subsiste un colombier en torchis et le portail d’entrée.

    Des maisons nobles à la Ville Jamet, Caverre, le Pont Renais, le Manoir, la Levrette, la Chapelle Gernoual, l’Abbaye, Frémeur, la Gripponière, Kervalan…
  • Des vestiges de moulins à eau : à Trélée, La Rivière, Kerneuf et Quinièbre.
  • Des fontaines : celle de Billette au Haut-Lannouée, de Saint-Firmin à Trélée, celle proche du lavoir de Trélée, celle de Franchet, de la Chauvinais…
  • Des fours à pain : au Bas et Haut Lannouée, au Pont Besnard, la Croix Neuve, la Haute Boissière, le Gros Chêne, la Mare Moisan… et de plus récents à la Carrée et la Levrette.
  • Des moulins à pommes dont un situé en centre bourg.
  • Des puits, dont celui de l’ancien manoir de Caverre.

Sur les chemins de randonnée :

  • La borne de l’Enclos située à la limite nord de la commune est aussi appelée la « Borne des trois cantons ». Ce petit « menhir » marquait peut-être une limite de fief ou de juridiction… Il y en a six autres à découvrir. C’est le début d’une jolie promenade de 3 km aller-retour, aménagée en sous-bois et dénommée le Chemin des 7 bornes.
  • A proximité de la chapelle de Lannouée passe le Grand Chemin, grande voie de communication autrefois, empruntée par Duguesclin pour se rendre de Broons à Dinan. Depuis 1992, une grande randonnée costumée dénommée Le Grand Chemin (tenue médiévale exigée !) part de la chapelle, direction Dinan dans le cadre de la Fête des Remparts.

Le jardin de la Levrette.

Cet extraordinaire jardin a été aménagé depuis les années 1980. Arbres et arbustes remarquables, massifs, murets, points d’eau, cabanes…
Le parc est rempli de personnages en céramique. C’est un petit coin de paradis ; dépaysement et enchantement garantis.
Ouvert au public lors des week-end d’animation, ou sur rendez-vous.

Yvignac est devenue Yvignac-la-Tour par un décret paru au journal officiel le 28 décembre 1999, juste pour le passage en l’an 2000.